#FailUX: Quand un virement devient un enfer… à La Banque Postale

Soyons honnêtes. La Banque Postale a été l’une des premières banques françaises à proposer à ses clients un site web en avance sur son temps, et ce, gratuitement! Contrairement notamment à la Banque Populaire ou la BNP, pour ne pas les citer, qui eux vous facturaient ou facturent encore le service!
Malheureusement depuis un certain nombre d’années, l’avance prise par la LBP semble stagner et quelques failles d’ergonomie commencent à apparaître.

Problème
La Banque Postale Virement
Ainsi on découvre au hasard d’un virement que le système affiche une erreur totalement farfelue en cas de dépassement du plafond. 999 999, 99 euros le plafond maximum possible. Incroyable, non?
Cerise sur le gâteau, nous avons droit à un joli code technique que tout utilisateur aurait aimé ne pas voir. L'impact déceptif est majeur et la crédibilité de l'interface en souffre grandement.

Solution
Lorsque vous avez un virement à effectuer et que le montant total du livret se rapproche du maximum, les chances de dépasser ce plafond augmente. Dans la version actuelle, pour éviter tout refus de virement, l'utilisateur se voit contraint de sortir sa calculette (physique ou celle de son OS préféré) et de tenter de calculer la somme possible à virer. Pas facile car en plus, l'interface n'affiche pas la part d'intérêts du compte cible.
On aimerait ainsi avoir directement la somme possible à transférer dès l'écran ci-dessous:
La Banque Postale Ergonomique
Cela ne serait pourtant pas difficile question codage de faire des soustractions et d'afficher directement le montant maximum transférable! Histoire d'éviter à l'utilisateur, toute erreur, et de perdre ainsi son temps.

Autre écran, autre problème.
Problème
Nous avons tout un laïus pour expliquer les plafonds des sommes à virer par jour. Sauf que ce laïus n'est pas lu du fait de sa longueur. Et s'il n'est pas lu, l'utilisateur lambda a de grandes chances de commettre l'erreur.
La Banque Postale Ergonomique 2

Solution
Optimiser le texte en le raccourcissant et en choisissant plus finement les termes utilisés.
Attention! Virement externe (vers des banques concurrentes): le plafond passe de 4000 à 3000 euros. Virement interne: aucun plafond.
Court, efficace, tout en explicitant le côté externe d'un virement qui n'est pas évident au premier abord.

Principes de Base:
L'interface doit prévenir l'utilisateur assez tôt, de manière compréhensible et efficace
L'interface doit aider l'utilisateur dans sa tâche
L'interface doit afficher des erreurs de manière compréhensible
L'interface doit éviter à l'utilisateur de faire des erreurs

Un petit effort encore, La Banque Postale et ça sera (presque) parfait!

L’ergonomie, c’est d’abord la fiabilité

L’ergonomie, c’est d’abord la fiabilité… et la fiabilité, au sens large. Ainsi quand Chrome 30 (sic!) ouvre 6 instances (cf. image ci-dessous) et 250Mo de RAM utilisée, pour 1 seul onglet d’ouvert, il y a de quoi s’arracher les cheveux. Votre ordinateur, suivant les autres applications qui tournent et la mémoire vive installée, peut même avoir des difficultés à répondre. Mais derrière cette aberration, comme l’arbre qui cache la forêt, on peut légitimement se demander comment est codé le logiciel utilisé. In fine, suivant l’agacement de l’utilisateur, il pourra même changer de logiciel.

fiabilite_chrome

Nos ordinateurs sont effectivement de plus en plus puissants. Est-ce une raison pour coder n’importe comment au point de négliger les performances du logiciel?
Ce fut d’ailleurs une des plus anciennes critiques les plus souvent formulées à l’encontre de Firefox. Après de nombreuses modifications, de nombreuses versions, de tests utilisateurs, le résultat est là.
Ainsi pour le même test, un onglet ouvert, notre renard de feu en version 24 n’ouvre qu’une seule instance de 160 Mo. A côté de ça, pire que Chrome, Opera 17 nous offre 5 instances + une nommée joliment crash_reporter de 1Mo environ. Rassurant, non?

Et pour les mauvaises langues osant prétendre que le test doit être fait sur plusieurs onglets… le résultat est le même. Sur 8 onglets ouverts, Chrome prend plus de 440 Mo et franchit la barre des 14 instances… quand Firefox tourne autour des 350 Mo avec la même instance.
Et pour les langues de vipère osant imposer de ne pas ouvrir autant d’onglets, on rappellera que l’utilisateur fait ce qu’il veut avec les outils qu’il a sa disposition. Si en marketing, le client est roi, en ergonomie du logiciel, l’utilisateur est empereur sur son outil de travail ou de loisir!

Moralité: je suis repassé à Firefox, sans aucun regret.

Tests effectués avec les pages d’accueil de google.fr (test 1 onglet) puis avec lemonde.fr, le parisien.fr, ladepeche.fr, latribune.fr, liberation.fr, rfi.fr, tdg.ch, lapresse.ca (test 8 onglets)